Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 20:37

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Nouvelle salle, nouvelle expérience. Ce soir, c'est le Manège de Lorient qui nous ouvre ses portes.  

 

Juveniles ouvre le bal.  On attend de voir ce que donnent les nouveaux du fameux label Kitsuné. Leur style est indéfinissable, et très personnel à la fois. On comprend vite, que cela ne servira à rien de chercher des références. C’est pop, funk, électro, je dirais même parfois disco… Bref On sent qu’ils savent. Ils savent ce qu’ils veulent faire et comment. 
Peu de titres sont aujourd’hui sortis et certains révèlent un côté débutant. Mais leur concert nous a bien fait comprendre que tout y est, et qu’il n’y a plus qu’à attendre un travail conséquent pour un album, sûrement surprenant.  

 

Whomadewho. Leur musique extravertie entraîne le public dans un manège de galaxies et le noie sous une pluie d’étoiles. Les sons sont cosmiques et ces trois cosmonautes mènent irréprochablement  la danse. Les enceintes sont leurs vaisseaux spatiaux, sur lesquelles le bassiste et le guitariste osent grimper, sûrement pour se rapprocher du soleil. Encore une fois, difficile de mettre des mots sur cette musique galactique. C’est dans l’apesanteur qu’une seule certitude nous irradie, leurs constructions sonores sont extraterrestrement puissantes.

 

Nous quittons, des étoiles pleins les yeux,  le manège envoutant, dans lequel nous reviendrons pour une prochaine leçon, cette fois ci pleine de surréalisme avec Breton.

 

Une seule question ensuite nous taraude… Who made WhoMadeWho ?

 

                                                                                                                                                Aurel.

 

 

 

 

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 23:24

 

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On nous avais promis des jet-packs. Nous avons eu bien plus.

Du son brut, troué de couloirs mélodiques, éphémères. Des lumières qui s’agitent. De la drogue ? C'est un peu ça oui. Plus enivrant que l'alcool, plus envoûtant que l’ectasie, plus excitant que la coke, plus hallucinant que le LSD...


Le manque arrive vite. Le seul remède ? S'injecter leur musique expressive au plus profond des tympans.

Au détour d'une musique qui ne se vante pas de complexités, on sent l'âme du groupe dans chaque morceau. Cette drogue là est pure. Elle vous garanti des montées en puissance transcendantes, des tourbillons brutaux et de douces redescentes.
Deux albums, comme des shoots qui s'enchaînent, tous deux aussi addictifs. On leur demanderait bien si eux même ne se sont pas drogués à coup d'Interpol !? 

 

« Attention tout de même, vous risquez d'être vite accroc... ».
Tout commença par cette phrase. Merci L'Echonova pour cette découverte, en espérant un jour les voir entre vos murs.

 

                                                                                                                                                                Aurel.

 

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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 20:29

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St Avé, le Dôme. Le temps est frais pour une soirée de printemps. Peu de gens sont présents, l’ambiance y  est intimiste, presque familiale. Madjo entre sur scène. Chaque membre du groupe a son style. Un beat-boxeur percussionniste, une chanteuse guitariste, une percussionniste chanteuse, et un bassiste chanteur.

 

Une voix. C’est instantané.

Nous sommes plongés dans un monde dans lequel le sol s’est dérobé. Comme envolé, nous survolons  des nuages, de la douceur. Ces vents chauds, musicaux, nous font tourbillonner de bonheur dans le plus beau des paradis. Peu à peu, les sourires s’inscrivent sur les visages. On n’aimerait n'être nul part ailleurs.

Emprisonné dans ce monde à l’envers, nous planons, dansons, rêvons…

 

Deux rappels, afin de prolonger la magie. Une dernière chanson en acoustique naturelle histoire de transformer souvenirs,  en nostalgie.

 

On ne s’empêchera pas de penser que l’influence de Feist est flagrante, tant dans la voix que l’imagination.

 

                                                                                                                                                                                       Aurel.

 

 


 


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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 15:24

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Interview audio.

 

 

 

Comment s'est formé le projet Deluxe ?

 

Ça fait onze ans qu'on fait de la musique ensemble, à la base il s'agit d'un trio. Il y a eu plusieurs groupes, plusieurs tournées dans les bars de la région et tout et tout. De fil en aiguille, on a continué nos études et on a rencontré chacun des membres ici présents, dont la toute dernière arrivée, depuis deux ans, Liliboy, à la voix.

 

D'où vient le nom Deluxe ?

 

Ça n'a aucun rapport avec la musique qu'on fait, ça remonte plutôt à une très longue histoire ancienne. Un vieux délire au tout début du groupe. Ça a toujours été Deluxe quoi, du coup c'est resté.

 

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Moustache ?

 

Quand on commençait à avoir cette formation là, on se dirigeait vers un concert et le soir du concert on s'est dit « Allez on se laisse tous la moustache ! » , pour rigoler. Et on a failli avoir un grave accident sur la route, on s'en est sorti indemne, et on s'est dit que la moustache nous avait sauvés, donc c'est, depuis, un porte-bonheur.

 

Avant de voir une moustache sur la pochette de l'album, on peut y voir une paire de fesses. C'est volontaire ?

 

Ahah c'est le cul-stache. Certains seulement arrivent à la voir. Ceux qui la voient ont souvent des choses à se reprocher.

 

Racontez nous votre rencontre avec Chinese Man.

 

En fait, le groupe s'est essentiellement formé dans la rue, on a joué pendant des années dans la rue.

Et un jour on a eu l'occasion de rencontrer Zé Mateo (l'un des membres de Chinese Man), avec qui on a super accroché. Et avant même de faire de la musique ensemble, on s'en rendu compte qu'on avait grave d'affinités, on partage la même culture musical et tout. On a fait plein de soirées ensemble et une fois que le projet Deluxe a bien mûri, il a présenté le groupe au label Chinese Man Records et ça s'est fait comme ça quoi.

 

Pour quand l'album ?

 

Dans un an, entre Janvier et Mars. Ça fait long mais il y aura entre temps des morceaux, des vidéos. On aura de l'actu à vous mettre sous la dent.

 

En ce moment vous êtes en tournée, est-ce que vous travaillez justement sur cet album ?

 

C'est un peu compliqué, parce que, comme nous avait prévenu Chinese Man, quand tu es en tournée, tu n'as pas vraiment le temps de préparer l'album. Donc en fait c'est chacun de notre côté, quand on a le temps, entre deux concerts, on cherche des trucs, on produit un peu de musique qu'on met de côté. Mais bon mine de rien, pendant la tournée, on essaye d’intégrer des nouveaux morceaux qu'on teste en live. Donc ce soir, il y aura des morceaux qui seront certainement sur le prochain album, ou pas d'ailleurs.

 

Racontez nous votre aventure à Taratata.


En fait on a une attachée de presse qui a envoyé un paquet de maquettes à plein de gens, notamment Canal plus, France Inter, Le Mouv, Nova et aussi Taratata, et comme ça leur a plu, on y est allé.

 

Bonne expérience ?

 

Grave. Extra. C'était trop bien.

 

Comment se déroule la création d'un morceau ?

 

La chance qu'on a, c'est qu'on vient tous de cultures différentes, que ce soit Jazz, chanson française, hip-hop. Tout le monde amène un peu d'échantillons, mais ça dépend des semaines, ça dépend de la lune aussi. On arrive avec un sample, on a déjà une idée de séquençage. Derrière on propose la morceau, si le groupe dit « Bah c'est cool. », on ajoute les lignes de basse, puis viennent s'ajouter les guitares puis on pose la voix de Lili.

 

Comment vous êtes vous retrouvés à l'Echonova ?

 

C'est grâce à Chinese Man. Ils se sont super bien entendus ici. À l'époque je me rappelle ce que m'avait dit Zé Mateo au téléphone. Il a fait écouter le titre Ethiopian au programmateur de l'Echonova qui avait dit « Putain mais c'est trop bien ». Donc voilà on se retrouve là un an après, avec notre petit live, avec ASM en plus, donc c'est le top.

 

Dès l'ep sorti, le succès a été fulgurant on est d'accord ?

 

Complètement. Pour un ep en tout cas, on ne s'attendait pas du tout a ça. Honnêtement l'ep on l'a fait à la maison quoi. En plus pour le label le truc c'était « Faites un cd », avec des moyens, mais c'était surtout « Montrez nous ce que vous êtes capable de faire ». Ça a plu au label, et puis quand tu bosses beaucoup, tu as le nez dans le guidon, tu vois rien mais honnêtement tu sais rien du tout. On a fini le truc on s'est dit « Bon allez c'est parti ». 300 cds sont partis, et au bout de 3 mois on est sur toutes les radios. Donc pourvu que ça dure.

 

Pour vous Musique rime avec ?

 

Avec weed. Non j'déconne, avec football ! Avec équipe, rencontres. Avec plaisir. Non avec cosmique peut-être. Alambic ?

 


 

Aurel & Fanch.

 

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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 19:54

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Samedi 24 Mars 2012, l'Echonova fête déjà ses deux ans. Pour fêter cela dignement, notre salle de concert favorite met les petits plats dans les grands. Tapis rouge à l'entrée, déco festive à l'interieur, amuses gueules et saucissons sur le bar.

 

Le Cercle ouvre le bal ce soir.

 

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Créé en 2004, Le Cercle n’a cessé de s’élargir pour ne prendre sa forme définitive qu’en 2007. Leur style évolue entre mélodies cool jazz, soul, funk et rythmique hip hop, mises en relief par des sons électroniques. Le combo se compose de 6 musiciens et de deux voire trois chanteurs.

 

Saxo, trompette, trombone et batterie s'offrent le premier morceau instrumental de la soirée. Le son cuivré est puissant et commence déjà à faire taper du pied. Après une belle mise en bouche, la chanteuse rejoint la scène.On reconnait la touche charme du groupe. Une femme souriante, une femme qui aime chanter. La voluptueuse voix ne tarde pas à se faire rejoindre par son alter-ego masculin qui pratique quant à lui un rap maché. J'appelle ça maché parce qu'on ne comprenait rien aux paroles. Je veux bien ne pas comprendre des paroles en anglais, mais ne pas pouvoir différencier des paroles françaises d'anglaises, ça devient chaud. Ce n'est certes pas grave, mais rajoutez à cela une voix trop timide. On aurait souhaité l'entendre un peu plus fort ce jeune rappeur hipster. Un tierce rappeur au visage méconnu car capuché est venu chanter. Trop timide également. Commence par enlever ta capuche peut-être.

 

Le concert du Cerce est donc allé decrescendo et c'est bien dommage. L'instrumental était pourtant présent et une bonne ambiance musicale s'est néanmoins installée dans la salle.

 

 

Deluxe : Une Moustache venue de l'espace.

 

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Enfin.  Après tant de Polishing Peanuts écouté et réécouté, encore et encore, nous sommes sur le point de pouvoir admirer ce groupe qui fait tellement parler de lui, tant leur musique vous retourne les tripes. Deluxe pour vous servir.

Musiciens en place, public attentif, le spectacle peut commencer. Aussitôt nait la musique, que les épaules, les hanches commencent à s'agiter. Telle une réaction chimique dans laquelle Deluxe et le publique sont les réactifs et une ambiance puissamment electro-jazzy à souhait, le produit de la réaction. La pure classe scènique du groupe agit comme catalyseur, rendant le tout encore plus jouissif que ça ne devrait l'être ( trop de swag, que voulez vous ? ).

 

Nous avons eu droit, en plus des chansons présentes sur l'ep, à un avant gout du prochain album qui sortira debut 2013, et croyez le ou non, ça sent bien bon. D'autant plus que les morceaux sont justement testés lors d'événements comme celui-ci, ce qui laisse le temps au groupe de peaufiner leur travail afin de nous mettre une belle claque sonore lors de la sortie de l'album. 

 

Comme si la soirée n'était pas encore assez bonne, A State of Mind rejoint la scène pour un featuring. Quand je vous parlais de réaction chimique, ajoutez à cela ASM...  ça explose, tout simplement. Un flow de Green T et FP sur l'instrumental de Deluxe, c'est inédit, c'est démentiel, c'est cadeau.

 

 

Après un excellent concert de Deluxe, nous rejoignons le hall dans lequel une surprise nous attendait : Un battle de breakdance ! En effet, une petite dizaine de danseurs nous exposent leur savoir faire, chacun maitrisant son propre panel de figures, le tout sur une musique remixée, que nous balance un dj perché au dessus du hall. L'ambiance est bonne, la musique est bonne, les danseurs sont bons. Bref, nous passons là un bon moment.

 

A State of Mind : La force du Funky.

 

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Si on vous dit "ASM", certains penseront certainement à l'équipe de football de la principauté. Dorénavant il vous faudra penser A State of Mind. Le collectif Hip-hop Anglo-Germanico-Canadien, ne risque pas, lui, d'être dans la zone de relégation. Si ce nom ne vous dit rien, ne veut pas dire que vous ne connaissez pas leur musique. En effet ce groupe a déjà eu l'occasion de collaborer avec le grand Wax Tailor. Tu ne connais pas Wax Tailor ?  Pense à te cultiver, et ça commence maintenant.

 

 

 

 

 

Mais revenons plutôt à l'Echonova. Le collectif entre en scène. FP et Green-T installent  un groove essentiellement cuivré (le fameux trio Saxo/Trompette/Trombonne), relevé à la sauce electro,  efficace pour nous placer dans une ambiance confortable. Les deux MC sont à l'aise et font preuve d'humour en nous jouant des saynètes de transition. Ces mecs dégagent une classe décalée. Les clips musicaux projetées sont graphiquement superbes. Un peu trop même, on en oublierait presque d'admirer le groupe même. Les chansons, extraites des deux albums (Crown Yard et Platypus Funk) s'enchainent alors que l'ambiance ne cesse de s'améliorer. Elle va d'ailleurs bientôt atteindre son paroxysme. En effet, ASM a su garder le meilleur pour la fin en nous jouant les morceaux feat Wax Tailor tels que Say Yes, Positively Inclined ou encore Guaranteed. La chanteuse de Deluxe s'invite même sur scène pour se lancer dans une impro (ou pas je n'en sais rien mais je l'éspère) sortie de nul part. Un vrai show quoi !

 

L'Echonova a soufflé ses deux bougies dans une ambiance festive, chaleureuse et, comme toujours, intimiste. Ces ingrédients essentiels font de cette salle un lieu où il fait bon se retrouver, avec une programmation variée qui saura combler chaque mélomane de chaque style musical. A bon entendeur.

 

Fanch

 

 

 

 



 

 

 


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