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 Vibraphonyx

Bow Low | Interview

7 Avril 2013 , Rédigé par vibraphonyx Publié dans #Anciennes Interviews

Bow Low | Interview

Présentez nous le projet Bow Low.

 

Bow low est un projet de plus ou moins longue date. Ça fait sept ans, qu'on se connaît, ou qu'on existe en tout cas. Ça fait en fait, vingt ans qu'on se connait. Et du coup, Bow Low, c'est, sur le dernier album, un projet dont les influences vont du Rock au New-wave en passant par le Western.

 

D'où la présence d'un cheval sur la pochette.

 

Tout à fait.

 

A la base, Bow Low, c'est une bande de copain ?

 

Ouai c'est ça, avec Manu, on se connaît depuis le collège, on a eu plusieurs groupes ensemble et du coup Bow Low est le projet qui dure et perdure.

 

Alors racontez-nous comment s'est passé la création de cet album ?

 

Cet album, il a été conçu à la maison, on est ensuite allé enregistrer l'album en Normandie au Swan Sound Studio, chez Guillaume Doussaud et ensuite on a travailler le set sur scène.

 

Donc des résidences ?

 

Oui on a fait une résidence au Silo à Verneuil Sur Avre, à la Luciole à Alençon et puis c'est tout.

 

Un gros travail sur la scène avec deux résidences.

 

Oui carrément parce que ce n'est pas le même boulot, l'enregistrement d'un album et les repères sur scène, donc il faut se réapproprier les morceaux, trouver les techniques qui font que sur scène il n'y a qu'une guitare alors que sur l'album, il y en a trois.

 

Vous tourniez déjà avant l'album ?

 

Oui bien sur, pour tester les morceaux, peaufiner. Les concerts nous on permis d'être plus précis sur le travail qu'on fait sur scène et, pendant la tournée des Trans, au Cargö et au Normandy, qui est d'ailleurs la salle de musique actuelle qui nous soutient et nous accompagne, on a étoffé en retirant des choses. On a gommé pas mal de choses, on s'est même permis de retirer pas mal des morceaux du set qui ne nous semblait pas justifiés. Et d'ailleurs, le concert de jeudi après-midi (ndlr : leur concert des Trans à l'Étage) s'est très très bien passé.

 

Parmi vos différents projets, comment Bow Low s'est-il imposé et concrétisé ?

 

Comme on disait, on se connaît depuis longtemps, on ne s'est pas vu pendant dix ans, en restant en contact néanmoins. Chacun avait son petit projet et on s'est retrouvé, à Paris, et on a décidé de faire de la musique ensemble. Mais Paris, c'était pas l'idéal pour faire du son, donc on est retourné à la campagne, là d'où on vient, là où on prend le temps de faire des trucs. C'est notre métier si tu veux, notre vie maintenant. On a tout fait tout seul pour Bow Low. On est aussi soutenu par notre asso qui s'appelle le TFT Label. On s'est débrouillé pour trouver des concerts, sortir notre album, trouver des fonds pour l'album, trouver des fonds pour payer notre intermittence. Aujourd'hui, on a un distributeur qui est Le Son du Maquis, on a toujours notre label qui est aussi notre producteur, et il nous manque un tourneur. On espère en rencontrer un, suite aux Transmusicales.

 

 

Pourquoi Paris n'est pas idéal pour faire de la musique ?

 

Parce que Paris c'est cher. Il faut être riche maintenant pour vivre à Paris, il faut un vrai salaire, et nous, on a des salaires de musiciens. On ne peut vivre qu'à la campagne et on adore ça. Chez nous, on bosse le fond, dans notre Far West.

 

 

Et le Western dans tout ça ?

 

Ça vient d'une envie, d'un plaisir de cette musique là. On connaît bien les goûts cinématographiques et musicaux de chacun et on se retrouve vachement sur cette musique de western spaghetti de fin des années 60, parce qu'un parle bien de ce western là. Nous on ne parle pas des western pro cow-boy qui tue les indiens. Nous ce qu'on aime dans le western spaghetti, c'est l'anarchie, l'immoralité, l'humour, cette espèce d'univers crasseux qui en découle. Cet univers nous fait vraiment délirer, donc ça part de ça, mais la musique d'Ennio Morricone... la personne qui me dit « Je n'aime pas ce qu'il fait. »... c'est juste incompréhensible pour nous. Cet homme créer la bande son de l'époque Western et nous on se l'approprie. C'est un peu le Far West , franchement, là où on est. Et ça colle bien cet univers de chez nous. Bon après, les guitares font que ça sonne, en effet, un peu Western mais je dirais plus cinématographique, parce qu'il n'y a pas qu'Ennio Morricone, il y a aussi Blade Runner. C'est le futur des années 80, transcendées par Vangélis. Nous, on s'en inspire, de tout ça, pour le synthé, et puis après il y a les Doors évidemment, mais aussi MGMT, Metronomy, LCD SoundSystem. Ce sont des sons qu'on ne retrouve pas forcement dans notre musique, mais des sons qu'on écoute et qui inspirent nos compos quand même.

 

Aurel & Fanch.

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