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 Vibraphonyx

Le Chapelier Fou | Interview

13 Mai 2012 , Rédigé par vibraphonyx Publié dans #Anciennes Interviews

http://img87.imageshack.us/img87/5630/chapelierfou6799.jpg

 

 

 

Ton nom de scène est tiré du roman Alice au pays des merveilles. Que peux-tu nous dire sur ce choix ?

 

C'est devenu par hasard, parce que j'utilisais plein de sons de voix, au début quand j'ai commencé à faire de la musique électronique. Et notamment des samples d'Alice au pays des merveilles et encore plus particulièrement la voix du chapelier. C'est un pote, à qui je filais mes disques qui, à cause des voix du chapelier, a intitulé ces disques Chapelier fou. Qui est ensuite devenu mon nom.

 

Tu as pratiqué le violon au conservatoire très tôt. Comment t'es-tu échappé de ce cadre de conservatoire pour faire de la musique électronique ?

 

Je ne sais pas, j'ai commencé à faire de la musique à 15 ans avec des potes, on jouait dans des groupes, avec un peu d’électronique. Moi j'étais violoniste, mais on jouait déjà avec des samplers, des synthés et puis avec un pote à la basse, qui fait d'ailleurs toutes mes pochettes, on écoutait un peu le même genre de musique. On s'est mis à faire de la musique tout les deux, sur ordinateur, avec un logiciel qui s'appelle FruityLoops. Donc du coup j'ai commencé comme ça, à sampler plein de disques. L'idée de faire du live est arrivée plus tard et du coup ça a changé la musique que je fais parce que j'ai du sortir des instruments que je n'utilisais pas, parce que je faisais des trucs dans une esthétiquevraiment hip-hop, enfin du moins dans la façon de faire.

 

Tu composais déjà des morceaux de violons durant ton enfance ?

 

Ouai, des tout petits trucs. Des trucs de merde, mais disons que c'était là. J'aimais bien la musique Tzigane quand j'étais petit. J'aimais bien le côté improvisation. Le fait de ne pas être trop accroché à une partition. Et puis quand j'ai découvert l'alcool, j'ai un peu changé de..enfin voilà taper des bœufs dans les bars. C'est important de boire..pour se détacher des partitions.

 

Tu as fait des études de musicologie après ton bac ?

 

Oui, j'ai la licence, j'avais presque terminé ma maîtrise mais je ne l'ai pas soutenue. Et puis actuellement je suis en train de passer mon diplôme d'état pour devenir professeur de formation musicale.

 

Ces études ont-elle apporté beaucoup de chose à ton univers musical ? Ça doit être quelque chose de très théorique non ?

 

C'est justement ce qui m’intéressais. Ce n'était pas les cours d'instruments parce que ça ne me correspondait pas vraiment. Par contre, ce que je trouve génial, et c'est d'ailleurs pour ça que je me retrouve à contre courant par rapport à la majorité des étudiants, c'est l'analyse théorique, le perfectionnement de la formation musicale. C'est pas être fort en instruments qui m’intéresse. C'est juste que j'aime tellement la musique en général que j'adore la décortiquer pour essayer de la comprendre. Je suis ultra curieux sur les manières de faire, les courants de musiques. J'ai toujours voulu expérimenter des trucs que j'ai lu dans des bouquins. Je suis toujours en train d'apprendre, écouter de nouvelles musiques, et heureusement d'ailleurs.

 

Pourquoi Invisible (nom du dernier album du Chapelier fou) ?

 

Ça vient de plusieurs aspects. Notamment le fait que quand tu arrives au produit fini du morceau, tu as tout le processus qui a généré le morceau qui devient invisible. Ça peut être tel son, tel expérimentation, tel truc, qui va faire que le morceau a existé et au final les gens ne s'en rendent pas compte. Mais j'aime l'idée qu'il existe une manière de faire, de penser qui est toujours à l'origine du création musicale.

 

Et puis il existe aussi des sons cachés, des morceaux complètement cachés, des sons qui sont dans tous les morceaux et qui du coup sont invisibles parce qu'ils font partie du décor.

 

Raconte nous ta rencontre avec This is the Hello Monster ?

 

On s'est rencontré au Canada. On jouait dans le même festival, le Festival de musique émergente. On est arrivé à Montréal mais le festival était vachement au nord, genre on avait presque mille bornes à faire. Gérald n'a pas le permis et je crois que le mec avec qui il était avait menti, parce qu'il ne voulait pas conduire seul. Il avait peur de faire la route tout seul, il nous a dit qu'il n'avait pas le permis non plus. Donc du coup on a fait le chemin ensemble. On a traversé tout le pays, on a vachement discuté et on a fait connaissance à ce moment là. Et après on a passé la semaine ensemble. On s'est vachement bien entendu, j'ai découvert sa musique et vice versa et depuis nous sommes amis, nous avons des projets ensemble.

 

Pour toi, musique rime avec ?

 

La liberté totale.

 

Aurel & Fanch 

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