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 Vibraphonyx

Les Eurockéennes de Belfort | Troisième Jour

4 Octobre 2012 , Rédigé par vibraphonyx Publié dans #Première vie

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Réveillés par la même pluie, notre moral n'est pas très haut ce matin du troisième jour. Un peu de boue c'est drôle mais de quoi en prendre un bain, ça l'est moins... Début de journée difficile, peu équipé contre la pluie et la boue, on se débrouille comme on peut. Un problème de logistique à régler, tous deux sans portable, on se sépare, on galère, on est bien mouillé, coup de chance, on se retrouve. Les concerts viennent de commencer. Un peu usés, sans se le demander nous nous posons à l'espace presse sur des poufs mis à disposition. Nous profitons donc d'une pause à l'abri, écoutant attentivement les différentes conférences de presse.

 

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C'est 1995 qui nous fait revenir sur le site du festival. On attend de voir ce que peut nous offrir le groupe pour s'en faire une idée. On comprend vite qu'ils sont jeunes et immatures. Leur jeu scénique est le même que celui d'un groupe de métal (dommage pour un groupe de rap). On retourne donc à l'espace presse, pour écouter la conférence de Chinese Man. On continue tout de même de suivre les concerts sur un écran. On voit des pogos et même un wall of death (les deux parties du public se séparent et se foncent dedans). On ne comprend pas, on ne comprendra pas.

 

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Nous allons ensuite attendre devant la grande scène pour profiter d'Alabama Shakes. Il y a peu de monde encore. À tout hasard, on observe la foule, on se retourne, et oh... Revoilà nos colocataires de toilettes. Content de ce hasard, on discute, on se marre. Le groupe entre en scène. Dès les premières notes on est conquis. Une soul délicieuse, une voix qui glisse, swing, cajole, berce... On en tombe amoureux. L’instrumentalisation est parfaite, du blues, rythmé, vivant au naturel. On n'écoute pas, on vit, on revit même l'ambiance d'un club d'époque... On trouvait que l'album manquait d'un petite truc pour être parfait, et bien on l'a trouvé, il faut vivre leur musique pour profiter pleinement de l'album. 

 

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La curiosité nous pousse à allez voir et écouter Lana Del Rey qui joue en même temps sur La plage. Le monde est présent. En même temps c'est sa seule date française. Nous ne pouvons la voir que difficilement. Sur la pointe des pieds on l'aperçoit vêtue de sa belle robe blanche. On reste 10 mn, on écoute, on aimerait jouer l'avocat du diable mais non pas cette fois ci. C'est mauvais, c'est mauvais. Beaucoup de gens arrivent encore, mais beaucoup repartent aussi. La prestation est plus que médiocre, la voix flanche, en clair, elle chante faux. Nous repartons, déçus d'avoir quitté Alabama Shakes. On se dirige vers la GreenRoom voir ce que donne Charlie Winston. Trop de public tue le public, impossible de se sentir calé devant ce concert.

 

Curieux nous allons donc, toujours accompagnés, à l'espace VIP, auquel nous avons apparemment droit. A l'intérieur, rien de plus que des stands de nourriture inédits, et un bar avec des cocktails en plus. Un stand de Cancoillotte, la spécialité locale, ça c'est un stand VIP. Après s'être posés, une idée nous vient. Et si on allait se mettre devant la scène en avance pour Jack White? Chose pensée, chose faite.

 

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Nous voilà quatre compères devant la grande scène. On attend, la foule nous entoure petit à petit jusqu'à ne presque plus pouvoir bouger. On est heureux, impatient. Petite surprise, un gars passe sur scène et nous fait un petite démo de Beatbox histoire de chauffer l'ambiance. Et c'est plutôt réussi. Enfin le maître arrive... Ce seront les filles ce soir ! En effet Jack White tourne toujours avec deux groupes de musiciens, des hommes, et des femmes. Au premier coup de guitare, on est transporté dans le monde étrange, obscur de Mister White. Lui, est élégant, beau, charismatique. Elles, sont démentes, lumineuses, ensorceleuses. Fanch lui même s'éprend de la batteuse Carla Azar, au jeu brut. On vit 1h15 de concert fantastique avec du Raconteurs, du Dead Weather, du White Stripes et du Blunderbuss (le dernier album solo du seigneur), forcément. Coupure de courant. Tout mais pas ça ! Chill out, Mr White got this. Alors que la foule proteste son mécontentement, Jack demande le silence, et quand Jack demande le silence, et bien on se tait, voilà tout. Pas de micros ? Pas d'amplis ? Pas de problème. Avec sa voix et une guitare, Jack nous offre chanson acoustique (We're gonna be friends, des Stripes). Le courant rétabli, Seven Nation Army, l'originale, la fameuse, dans tout son sens. Mythique.

Le monde se disperse, nous nous regardons les yeux dans le vague, toujours charmés, étourdis de bonheur... Nous venons de voir Jack White.

 

Tout doucement nous quittons le coin de la grande scène pour essayer d’apercevoir Orelsan sur la GreenRoom. Même chose que pour Charlie Winston, difficile de voir quelque chose. Nous retournons donc au bar VIP, où Fanch découvre le Cuba Libre pour son plus grand bonheur.

 

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Cypress Hill sur la grand scène. Nous restons pour les trois quart du concert. Pas mal mais sans plus, on est déçu du groupe qui faisait l’événement au Vieilles Charrues l'année dernière. Pas de coup d'éclat, un concert sympa néanmoins. Nous traversons le site pour voir les deux jeunes de Carbon Airways, que nous affectionnons beaucoup. A peine arrivés, nous sommes transportés par leurs sons bruts, violents mais à la fois complexes et rythmés. Ils sont talentueux, plein d'énergie, et ont fait des progrès. On attend de voir leur performance au Festival des Insolents en octobre prochain.

 

Fanch se fait confondre à plus d'une reprise avec Orelsan. Il joue là dessus, fait croire, s'amuse. Encore une belle occasion de rencontrer, de rire, de garder des bons souvenirs.

 

On sait qu'il y a un final mais on ne sait pas de quoi il s'agit. Un camion assez drôle approche vers la plage, tout en fanfare. Il avance lentement et l'animation perd vite de son intérêt. Mais pas d'impatience, patience ! Quelques minutes plus tard, accrochés à une grue, des violonistes jouent un air magnifique volant dans le ciel de la presqu'île. C'est beau, impressionnant, un final somptueux.

On rentre tranquillement au camping, heureux de ces trois jours riches en émotions, musiques, rencontres...

 

Le lendemain, on ne se lève pas trop tard, car on à la France à traverser. On démonte le campement, on dit au revoir aux voisins. On prend la voiture, on met les suspensions au plus haut, et on part C2C à fond, tel un hommage. La Bretagne nous accueille en pluie, en fatigue. C'était un beau voyage, le Malsaucy, merci, on reviendra.

 

http://www.concertandco.com/critmars/ambiance3.jpg

 

Nous remercions particulièrement Maxime Pascal, et l'agence Ephilide sans qui cette expérience n'aurait pas été possible, ainsi que toute l'équipe du festival pour leur accueil et leur générosité.

 

Aurel & Fanch

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