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 Vibraphonyx

OSafari | Interview

22 Janvier 2013 , Rédigé par vibraphonyx Publié dans #Anciennes Interviews

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Présentez nous OSafari.

 

OSafari est un duo, créé en mars 2011. On fait de la pop, on chante en français et notre premier EP Taxi est sorti le 13 novembre dernier.

 

Comment vous êtes vous rencontrés ?

 

On se connaît depuis plus de dix ans, on a eu beaucoup de groupes ensemble. On a eu pas mal de projets, on a fait pas mal de reprises comme beaucoup d'ados quand tu te cherches un peu, quand tu cherches à trouver une identité. Et puis voilà en mars 2011, on s'est retrouvé tout les deux et on s'est dit « Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Est-ce qu'on s'entoure ? Est-ce qu'on s'entoure pas ? ». Parfois, c'est beaucoup plus simple de prendre des décisions à deux, tu avances plus vite. On trouvait que ça fonctionnait bien, donc voilà.

 

Une pop avec beaucoup de synthé, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur cette caractéristique ?

 

On parle de pop parce que le format des chansons, sans dire qu'on fait des morceaux formatés, mais en tout cas le format avec lequel on choisi de s'exprimer est plutôt pop, ça veut dire qu'il va y avoir des refrains, couplets, avec des mélodies qui accrochent assez rapidement. Après on orne nos morceaux de façons différentes. Nous on a chois d'orner nos morceaux de manière synthétique, voire électro. On utilise des synthés construits dans les années 80 donc c'est normal qu'on hérite un peu de ce son là. Après on a aussi grandi dans les années 80, on est très fan des BO de films de Giorgio Moroder, Vangelis. Tout cet univers là, cette ambiance là, influence vraiment notre façon de travailler et d'aborder la production et le son de nos morceaux.

 

En live, essayez vous d'être fidèle au son studio ?

 

En live, on essaye de reproduire le même son, avec un côté beaucoup plus énergique, plus rock. On essaye de présenter les morceaux sous une nouvelle facette. Ils sont arrangés pour le live afin d'essayer de donner quelque chose de beaucoup plus catchy. On a envie qu'il y ai un vrai échange avec le public, on a envie de faire danser les gens, on a envie que ce soit festif.

 

Avez vous eu l'occasion de faire des résidences pour travailler le live?

 

Ouai on a suivi l'accompagnement des Trans, qui nous offrait deux jours de résidence, mais on en avait fait d'autres avant, pour travailler tout l’aspect scénique. Et la tournée des trans ensuite qui nous a permis de recaler pas mal de choses, de tester le set et de se dire « Tiens ça, ça va pas là, ça, ça va là ». C'était très important de jouer devant des publics pour avoir un retour direct et pouvoir modifier le set en le rendant plus direct ou alors de prendre parfois plus de temps entre certains morceaux.

 

Donc vous faites de la scène depuis mars 2011 c'est ça ?

 

En fait, depuis mars 2011, on a beaucoup travaillé derrière nos ordinateurs à travailler sur nos titres, mais on a réellement commencé les concerts depuis septembre 2012. On a fait avant ça deux petits concerts anecdotiques dans des bars donc du coup, on a vraiment commencé les dates à partir de septembre donc il y a eu un gros travail de production des morceaux, et comme on est que deux sur scène il a fallu retravailler les morceaux, donc pour répondre à votre question, on a pas fait tant de scène que ça. Aujourd'hui, ça doit être notre dixième concert depuis septembre.

 

 

Dans quelles circonstances avez vous produit cet EP ?

 

On travaille avec un producteur à Rennes qui nous a aidé à financer l'EP. Et du coup, avant ça, on avait une petite dizaine de morceaux, donc on s'est dit que le meilleur moyen pour nous de promouvoir le groupe était d'enregistrer un support. Avec cette dizaine de morceaux, on s'est dit qu'il était trop tôt pour un album, mais on va en tout cas faire un EP.

 

Comment s'est passé votre rencontre avec les Trans' ?

 

Nous sommes de Rennes, donc on connaît bien le milieu musical rennais, et on est simplement allez voir Jean-Louis Brossard, dans son bureau, on lui a fait écouter nos maquettes et puis ça lui a plu, donc il nous a programmés.

 

Et après les Trans' comment voyez vous la suite des évènements   ?

 

On a déjà pas mal de date de prévues, par exemple on va jouer à Paris au Winter Camp, à l'Echonova dans le cadre des Inouïs du Printemps de Bourges, on a pas mal de date de bookées en 2013. On espère vraiment tourner à fond, on a envie de jouer nos titres devant les gens et on pense à l'album en même temps. On a besoin d'être en constante production de morceaux pour avancer et évoluer, et la scène nous fait retravailler les morceaux différemment. Devant ton ordinateur, tu as tendance à t'enfermer dans quelque chose et du coup, réfléchir aussi à des morceaux par rapport à la scène te permet de donner une autre énergie à ces titres là.

 

Votre EP est auto-produit, Vous avez un label ? Un tourneur ?

 

On a pas de tourneur, ni de label, pour le moment. On a clairement envie de s'entourer de personnes qui ont envie de défendre le projet. On veut vraiment s'entourer des bonnes personnes, car on se rend compte que l'entourage est très très important. Et oui on aimerait trouver un tourneur, un bon tourneur, qui veut développer le projet avec nous, et puis une maison de disque aussi.

 

Pourquoi la langue française s'est-elle imposée dans votre musique ?

 

C'est bizarre parce qu'en créant se projet, on s'est tout de suite dit qu'on allait chanter en français, alors c'était peut-être pour se démarquer à l'époque, parce qu'aujourd'hui, tout le monde chante anglais. On voulait assumer notre langue natale aussi. Et puis le challenge de faire sonner le français de manière plus décomplexée, un peu à l'anglaise finalement, essayer de chanter des choses simples, assez imagées, très directes. On n'est pas dans une espèce de tradition littéraire comme à pu l'être la scène française il y a 4-5 ans.

 

C'est plus difficile d'écrire en français ?

 

Le truc c'est qu'il faut assumer le chanter, parce que quand tu chantes en anglais, dans un pays dans lequel les gens en face de toi ne vont pas forcement comprendre. Tu peux aussi te cacher derrière des idées que tu développes. En français, il y a quelque chose de beaucoup plus immédiat. Tu vois c'est genre je vais balancer une phrase en français dans un morceau, par exemple « Taxi », ce sont des sonorités française pas facile à assumer. Surtout que le public comprend et on ne peut pas se permettre de chanter en français, sans que les gens ne nous comprennent. Il faut justement qu'on arrive à les toucher. Après, ce qui est intéressant, c'est de ne pas la jouer trop articulée, il faut aussi faire vivre la langue, et tu vois, dans la façon de chanter, essayer de trouver un style, pour essayer de se démarquer. Je pense qu'on est encore dans ce travail là. Le but est d'essayer de le sortir naturellement.

 

Quelles influences reconnaissez vous ? 

 

On n'a pas de références de groupes années 80, ni de la scène anglaise. On écoute vraiment beaucoup beaucoup de trucs, on est influencé par la scène actuelle, par des groupes comme Kindness, Hot Chip. On est vraiment à l’affût de ce qui se passe sur la scène actuelle. Après comme je te le disais, on est super fan de BO de films. En français, on écoute des trucs comme Alain Chamfort, Polnareff, Gainsbourg. Et puis on écoute pas tout les deux forcément la même chose, ce qui permet vraiment un échange. Bon, il arrive parfois qu'on ne soit pas d'accord, mais notre base commune reste quand même les vieilles BO de films, ce qui n'a rien a voir avec la musique pop des années 80. Après, on adore Madonna des années 80, on est super fan de cette musique un peu jetable. Il y a, dans cette musique, un côté décomplexé qui nous plaît beaucoup.

 

 

Vous connaissez bien les autres groupes émergeant de la scène rennaise ?

 

Ouai bien sur, on répète dans les mêmes locaux que les Pop's, les Wankin' Noodles, Juveniles. On se voit régulièrement, on s'échange du matos. Mais Rennes, c'est pas très grand, donc tout le monde se connaît plus ou moins.

 

Une certaine fierté de la scène rennaise ?

 

Bah clairement ouai, bien sur. C'est une ville qu'on aime.

 

Fanch & Aurel

 

 

 

 


 

 

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