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 Vibraphonyx

Orelsan | Live

28 Janvier 2012 , Rédigé par vibraphonyx Publié dans #Première vie

 

http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/orelsan-chant-des-sirenes.jpg

 

 

Ce soir, grosse affiche à l'Echonova ! J'avais hâte de voir à quelle sauce le jeune rappeur Français allait nous recevoir. Bon inutile de vous présenter l'homme aux textes vulgairement lucides. Au lieu d'essayer de vous réciter la biographie de ce dernier, comprenez par vous même de qui on parle. 

 

 

 

Ça, c'est c'est l'Orelsan de 2007. Une simple comparaison entre le clip et l'image ci-dessus suffit pour comprendre que le rappeur a bien mûri.

 

Retournons donc à l'Echonova.

 

Orelsan commence par se faire attendre ( bonne ou mauvaise chose ? ), le public illustre son impatience en scandant son nom. L'artiste et son groupe entrent sur une scène, plongée dans le noir, capuchés, tête baissée. Les musiciens lancent un rythme, et c'est le poing levé vers le ciel qu'Orelsan nous dévoile son visage masqué, sur lequel on remarque ce même sourire mesquin présent sur l'affiche. Une marque de fabrique, ça se respecte ! La salle est déjà en euphorie. Ce soir, Orelsan joue à guichet fermé. Le public est relativement jeune. Beaucoup d'adolescents dans un état plus ou moins proche de l'ivresse.

 

Orelsan déborde d'énergie et nous chante des chansons beaucoup plus péchues, mais alors beaucoup plus pêchues que les versions studio. L'instrumentalisation est méconaissable. Chaque morceau est introduit par une histoire contée par l'Alençonnais. On se rend rapidement compte qu'à travers toutes ces chansons, Orelsan nous raconte finalement sa vie, et sa vie, c'est aussi la notre. Les textes d'Orelsan sont sans prétention et si véridiques qu'on se reconnait dans chaque texte. Alors on se prend au jeu et on chante avec lui. Orelsan parait vraiment sympathique. Il est souriant. On apprécie passer ce moment avec lui.

 

Le concert ne manque pas d'animation. Alors qu'Orelsan nous demande si nous aussi faisons des "mélanges" en soirée, ses deux acolytes distribuent des gobelets aux gens proche de la scène, pour y verser du Whisky-Coca. Un autre "jeu" consiste a porter Ablaye, un des deux acolytes. Le bonhomme pèse 114 kg et se jette dans le public sans aucune hésitation. Il ne va pas très loin. C'est amusant.

 

Une chanson terminée, le public gueule le fameux rythme de Seven Nation Army histoire de montrer que le concert déchire. Orelsan se tourne vers son bassiste : " Tu connais cette ligne de basse ? " Le bassiste suit le public, puis cale le rythme. Le synthé ne tarde pas à suivre. Orelsan commence à rapper sur le rythme. Personne ne s'y attendait. Pur talent d'improvisation ou mis en scène ? On ne sait pas vraiment. Mais on s'en fou , c'est bien joué. Je préfère rester naif et me dire que le monsieur sur la scène n'est pas un guignol et que de toute façon Orelsan est indéniablement un showman et que, bordel de merde, je suis en train de prendre mon pied.

 

Le concert se termine, remerciements et salutations d'Orelsan. Le groupe quitte la scène. La demande pour le rappel démarre au quart de tour. Orelsan revient naturellement pour finir en beauté avec La chanson : Suicide Sociale.

Là encore, rien à voir avec la version studio. C'est différemment jouissif. Orelsan possède un réel talent. La voix ne failli pas et, jusqu'au bout, monte en puissance pour finir la chanson, le concert, en apothéose. 

 

 

 

 

Fanch.

 

 

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