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Gomina | Interview

10 Décembre 2012 , Rédigé par vibraphonyx Publié dans #Anciennes Interviews

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www.sarafossette.com

      C'est à L'Echonova lors de la tournée des Trans-Musicales que nous avons eu la chance de rencontrer les membres du groupe Gomina. Nous vous laissons les découvrir  à travers cette interview. 

 

Pourquoi Gomina ? Vous n'avez pourtant rien à voir avec la Gomina.

 

C'est tout simplement un mot qui nous a plu. Ce qu'on aime avant tout, ce sont les sonorités, la musique. On a balancé plusieurs noms comme ça, celui-ci est arrivé un peu comme un accident et il a plu a tout le monde. Mais le fait que ça soit comme la Gomina, on s'en fou un peu. C'est comme si on avait choisi de s'appeler 'Camion' et qu'on ne pensait pas au concept de camion.

 

D'ailleurs, il y a un groupe qui s'appelle Pneu.

 

Oui, et d'ailleurs la prochaine fois que je les vois, je les tape. Mais c'est un autre problème (rires).

 

Votre groupe ne possède pas de guitares, expliquez nous ce choix.

 

On a voulu tester, ça nous a plu, donc on a continué là dessus. Mais on est pas allergique aux guitares, il y en a dans le local, elles sortent de temps en temps. On a posé un cadre, un environnement, et on s'est dit qu'on allait se débrouiller avec ça. Au départ, ce n'était pas évident, on a fait quelques chansons et après on est parti là dedans sans même se poser la question.

On s'est obligé à poser des équilibres qui ne sont pas actuels pour le coup, des assemblages un peu différents dans la Pop-music.

 

Tu dis Pop-musique mais vous revendiquez aussi votre côté Krautrock psychédélique et expérimental.

 

Dans la création oui. La création est plus expérimentale parce qu'on ne part pas d'une base Pop. Au moment de la création, ça ne ressemble pas du tout à ce qu'on va retrouver au final. Au début on fait plutôt des répèts dans lesquelles on tournait des boucles, jusqu'à trouver le point d'assemblage qui nous plaisait. Après on prend du recul et on découpe tout ça.

 

Parlez nous de la couverture de l'album, et notamment la présence de ces animaux.

 

Ils n'étaient pas réellement là hein (rires), enfin à part la chèvre ! On a pris cette photo sur un coup de tête, au hasard. C'était après notre premier concert, on est allé faire une photo chez le propriétaire d'un bar qui fait des concerts et qui nous avait invités. Il nous a dit « J'ai un champ, bon il y a une biquette dedans. » Et on est allé faire des photos là-bas et la chèvre s'est totalement incrustée sur la photo, donc après on a ajouté des animaux.

 

C'est quelque chose d'empirique, on a ajouté les animaux et on a trouvé ça super et ça dégage ce côté un peu Témoins de Jéhovah, l’Éden, le Paradis, un endroit où les hommes et les animaux vivent en harmonie où tout est génial. Et inconsciemment ça nous a plu.

 

On voulait apparaître sur la pochette, et pour dédramatiser ce côté poseur, on trouvait ça bien de mettre du second degré, mettre un petit grain de folie.

 

Ça veut dire quoi pour vous Into the sunny gray ?

 

Ça ressemble à notre musique, c'est à dire qu'il y a du soleil mais tu as aussi une brume. C'est pas totalement ensoleillé dans le sens ce n'est pas que de le pop, sunshine, naïf. C'est de la Pop, mais avec un peu de recul, un peu sucré-salé. C'est un oxymore.

 

Vous avez déjà beaucoup tourné ? Comment s'est passé la rencontre avec les trans ?

 

Non pas du tout, on a fait très peu de concerts. On a été contacté par les trans uniquement sur la base Into the sunny gray. Jean Louis Brossard a été intéressé par notre musique studio. Il a voulu voir ce que ça donnait en live, on a fait une résidence à l'ubu, suivit d'un concert privé. Puis, à l'issue de ce concert là, on a été pris pour les trans.

 

En quoi consiste l'accompagnement des Trans avec votre groupe ?

 

Lors de la résidence à l'ubu, on avait accès à la technique, qu'on a pas forcément l'habitude d'avoir dans notre studio. Ce qui nous a permis de régler les problèmes techniques qui peuvent arriver durant un live, et puis essayer de créer un show. Cet accompagnement, c'est aussi des gens qui nous aident, qui nous conseillent, c'est super.

 

Vous considérez vous maintenant comme un groupe professionnel ?

 

Pas du tout, on est complètement amateur et je pense qu'on souhaite cultiver ça. Contrairement à un musicien professionnel, on a aucune pression, on est libre, on s'en fout. On a notre vie, gre vit très bien. Le fait de ne pas être dépendant du regard des autres, de la vente de cds, de dépendre d'un élan de concerts est primordial pour nous.

 

Quels sont vos projets avec ces trans ?

 

On a vraiment pas de projets. On va suivre notre ligne. On a quelques trucs, on a discuté avec des gens. On a des nouveaux morceaux, mais on ne sait pas où on va. Et ça nous paraît complètement secondaire de le savoir.

 

Comment se passe la création d'un morceau de Gomina ?

 

On a pas vraiment de base. Ce sont d'abord des idées, qui émanent d'une personne, des idées très vagues, une suite de deux trois accords. Comme si cette personne avait quelque chose d'impalpable dans les mains « J'ai un truc, mais j'arrive pas a créer quelque chose avec ça », du coup il le balance à quelqu'un d'autre qui va dire « Ouai, attends je te le retourne, je t'apporte ça ou ça », et puis finalement, après une bonne après-midi de répèt, on se dit « Ah ouai, cool. » Je crois que ce qui fait un peu la différence, c'est que tout ça est un peu tendancieux. On peut très bien imaginer qu'une personne arrive avec une idée, que cette idée ne colle pas et on a peut-être cette chance, en tant qu'union de quatre personnes d'être sur la même longueur d'onde et de pouvoir créer une alchimie.

 

Pouvez vous nous parler du clip Too Long ?

 

C'est la rencontre de Laure-Anne Kayser et Kévin Noguès qui sont des réalisateurs cinématographiques et qui nous ont proposés de réaliser le clip de Too Long. Et du coup ça a été une histoire un peu incroyable pour nous. Ils nous ont proposés de partir en Iceland. Donc ils sont revenus avec quelques choses qui nous a vachement touchés. Finalement, l’intérêt il est là. Certes, il faut plaire aux gens, mais c'est secondaire par rapport aux rencontres qu'on peut faire. Ces rencontres là t'ouvrent l'esprit, ça te permet de penser différemment.

 

Quel groupe de musique avez-vous envie de nous faire partager ?

 

Can, un groupe allemand.

 

Aurel & Fanch


 
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